L’hôtel Byblos, 50 ans de magie au cœur de la Dolce Vità tropézienne

Pure Saint-Tropez Mai 2017

Le palace mythique de Saint-Tropez souffle cette saison ses cinquante bougies. Cinq décennies de fête, de rêve et d’insouciance ponctuées de très belles parenthèses enchantées. Entrez dans la légende…

Le conte de fées commence au cœur des Sweet Sixties.  Un richissime hôtelier libanais, Jean-Prosper Gay-Para, décide de construire un palais des mille et une nuits à Saint-Tropez, en l’honneur de la femme de ses rêves… C’est une artiste sublime, libre et scandaleuse… Une icône a la beauté irréelle. Elle s’appelle Brigitte Bardot… A quelques pas de la place des Lices, il imagine un havre de paix, un véritable village dans le village, inspiré de la cité antique de Byblos, pour séduire la belle et tous les amoureux de la Dolce Vità tropézienne. Après deux ans de travaux titanesques, l’hôtel placé sous le signe de Zeus et de deux marraines d’exception – BB et Mireille Darc – est inauguré le 27 mai 1967. Sept cent invités dont de nombreuses personnalités (Françoise Sagan, Bernard et Annabel Buffet, Eddie Barclay…) découvrent un établissement d’un genre nouveau qui bouscule les codes de l’hôtellerie haut de gamme. Avec ses chaleureuses maisons aux façades colorées et fleuries, ouvertes sur cette somptueuse piscine et son bar lieux des plus belles fêtes, ses deux restaurants, ses boutiques et son night-club exclusif – Les Caves du Roy, c’est un village bientôt aussi célèbre que le village lui-même qui est en train d’éclore, dans la légendaire lumière tropézienne.

Loin du contexte tendu de la guerre des six jours qui impose à Prosper Gay-Para de regagner son pays quelques mois à peine après l’ouverture, L’hôtel Byblos désormais géré d’une main de maître par son nouveau propriétaire, le capitaine d’industrie Sylvain Floirat (Europe 1, Matra, Hachette…), grandit sous les feux des projecteurs au cœur des « années d’insousciance ».  Au printemps 1971, la suite royale de l’hôtel accueille les jeunes mariés les plus glamour de l’époque, Mick Jagger, le sulfureux chanteur des Rolling Stones et sa jeune épouse, la top model jet setteuse Bianca Perez, amie d’Andy Warhol et égérie du Studio 54. Paul et Linda Mc Cartney, Ringo Starr, Eric Clapton, figurent sur la liste des invités… Moins de cinq ans après son ouverture, le mythe de l’hôtel Byblos est déjà en marche.

The Place to… Byblos

Les années s’écoulent au rythme effréné des soirées mémorables autour et dans la piscine où les oiseaux de nuit plongent parfois, en tenue de gala, du haut du comptoir du bar voisin… C’est la douce époque où certains clients facétieux s’emparent du micro de la réception pour lancer de faux rendez-vous surprise, comme « cet habitué qui se faisait passer pour un grand jet setteur et conviait chaque été ses hôtes improvisés à une grande soirée déguisée imaginaire sur un yacht du quai d’honneur ! Les clients jouaient le jeu et se retrouvaient masqués à l’heure de l’apéritif sur le port, pendant ce temps-là notre petit farceur les observait amusé assis sur une terrasse voisine, il montait très bien son petit stratagème vous savez, il imprimait des cartons d’invitations, faisait des annonces répétées en bord de piscine… » se souvient Marie la responsable de la réception, en poste depuis vingt-six ans. Avec ses fidèles collaborateurs présents comme elle depuis plusieurs décennies, à l’image de  Giuseppe le chef concierge clé d’or, Fausto le directeur du restaurant Le B, Philippe le chef voiturier elle se rappelle aussi de ce client américain « très charmant mais un peu fantasque », toujours vêtu de jaune – en hommage au Roi Soleil – pour qui elle triait patiemment les chocolats M&M’s, éliminant systématiquement à sa demande ceux qui affichaient une autre couleur ! Temps béni de tous les possibles… Au fil des années, cet hôtel si particulier ne cessa d’évoluer, sous l’impulsion de la famille Chevanne, digne héritière des lieux, offrant à ses hôtes l’excellence de l’art de vivre à la française dans cette maison de famille sacrée Palace en 2012.

Les Magic Nights des Caves 

A l’hôtel Byblos les nuits sont aussi belles que les jours. Les Caves du Roy ouvrent leurs portes en juillet 1967, deux mois à peine après l’ouverture de l’hôtel. Depuis, cinq décennies de nuits blanches mémorables ont rendu la boîte de nuit aussi célèbre que Le Club 54 à New-York, le Pacha à Ibiza ou le Palace à Paris. Jacqueline Veyssière la « reine des nuits tropéziennes » qui a orchestré les lieux durant trente ans, y est pour beaucoup, accueillant avec élégance les plus grandes personnalités des dernières décennies – Brigitte Bardot qui y célébra son mariage avec Gunter Sachs, Eddie Barclay, « le roi du microsillon » qui détenait le privilège exclusif d’y posséder un espace privé à son nom et les autres…Jack Nicholson, Cher, Rod Stewart, Gloria Gaynor, Elton John, Grace Jones, Bono… Jean de Colmont, disparu la saison dernière, puis Junior Deschene, l’actuel directeur général des lieux, lui ont succédé avec talent, cultivant l’excellence de l’accueil et l’ambiance ultra sélect des adresses exclusives. Junior est né le 27 mai 1967, le jour de l’inauguration de l’hôtel ! Signe du destin, il fête cette année un triple anniversaire : le sien, celui de son établissement de cœur mais aussi ses 25 ans de maison ! Avec son ami Jack. E le célèbre DJ  des lieux, aux platines depuis 1991, il partage d’inoubliables souvenirs : les folles soirées de fête de l’équipe de France championne du monde de football en 1998, les fermetures de la boîte de nuit au petit matin en compagnie de l’acteur Bruce Willis, fidèle parmi les fidèles, qui très généreux offrait à boire à chaque  serveur, la discrétion de Denzel Washington, casquette sur la tête dans la file d’attente, la reine de Suède qui virevoltait au milieu du carré VIP sur le tube « Dancing Queen » créé en son honneur par le groupe Abba, les tables incroyables qui se forment  au cœur de la nuit comme celle de Jack Nicholson et du comédien français Jean-Pierre Castaldi qui sirotaient leurs cocktails dans leurs chaussures respectives, mais aussi et surtout ce fameux soir d’août 2007 lorsqu’il est obligé de refuser l’entrée à Tom Cruise et Katie Holmes et leurs douze gardes du corps par mesure de sécurité, faisant le lendemain l’ouverture du journal télévisé et la une de la presse people…. . Cinquante ans plus tard l’âme de cette légende tumultueuse plane plus que jamais au cœur du mythique club qui dévoile ce printemps sa nouvelle architecture scénographiée par François Frossard, délicieux prélude à l’exceptionnelle soirée d’anniversaire du 27 mai et la Summer Party du 19 juillet.

Avec la complicité bienveillante de certaines stars amies de l’établissement, des fêtes magiques projetteront tout l’été le Byblos et Les Caves du Roy dans la légende dorée de demain et peut-être des cinquante prochaines années…

 

Hotel Byblos, 50 years of magic and Saint-Tropez dolce vita.

The mythical palace hotel in Saint-Tropez is celebrating its 50th anniversary this season. Five decades of festivities, dreams and carefree pleasures enjoyed over countless enchanting stays. Welcome to the legend…

This fairy tale began in the middle of the swinging sixties. An ultra-wealthy Lebanese hotel owner, Jean-Prosper Gay-Para, decided to build a magical palace hotel in Saint-Tropez in homage to the woman of his dreams… a certain Brigitte Bardot. Choosing the location a stone’s throw from the Place des Lices, he designed an oasis of calm, nothing short of a village-within-the-village and inspired by the ancient city of Byblos. After two years of titanic construction work, the hotel was inaugurated on 27 May, 1967. The 700 guests – including celebrities such as Françoise Sagan, Eddie Barclay, and Bernard and Annabel Buffet – all came flocking to discover the new establishment, which was set to shake up the codes of high-class hotels. Boasting welcoming houses with colourful, flower-strewn façades opening onto a sumptuous swimming pool and bar (the setting for the most extravagant parties), two restaurants, boutiques and an exclusive nightclub, Les Caves du Roy, this nascent village-within-the-village soon became as famous as Saint-Tropez itself!

The Hotel Byblos was then masterfully managed by a new owner, the late titan of industry Sylvain Floirat (owner of Europe 1, Matra, Hachette and others), and continued to develop in the international spotlight, defined by “years of carefree fun.” In spring 1971, the hotel’s royal suite hosted the most glamourous young newlyweds of the time, Mick Jagger, the scandalous Rolling Stones frontman and his young wife, top-model and jetsetter Bianca Perez, a friend of Andy Warhol and the face of Studio 54. Paul and Linda McCartney, Ringo Starr and Eric Clapton were also on the guest list… Less than five years after opening, the Hotel Byblos was already a legend.

The place to… Byblos

The years passed to the sounds of unforgettable soirées in and around the pool, where some festive night owls would take a dip in full gala outfits after jumping from the nearby bar top… It was also an amusing time when certain cheeky guests would take to the microphone at reception and announce false “events” such as “one regular guest who pretended to be a major jetsetter and invited other guests to an imaginary fancy-dress party on his yacht on the Quai d’Honneur,” says Marie, reception manager at the hotel for 26 years. She also remembers a “very charming but rather eccentric American guest,” always dressed in yellow in homage to the Sun King. Marie used to patiently sort all the M&Ms sweets sent to his room, ensuring only the yellow ones remained!

As time has gone by, this truly unique hotel has continued to develop thanks to the Chevanne family, the current owners, who offer their guests the excellence of French art de vivre in the sacred family abode which received the official French “Palace” label in 2012.

Magic nights at Les Caves

Nights at Hotel Byblos are as sublime as the days. Les Caves du Roy opened in July 1967, barely two months after the hotel itself was inaugurated. Ever since, five decades of memorable all-nighters have made the nightclub as famous at Studio 54 in New-York, Pacha in Ibiza and Le Palace in Paris. Jacqueline Veyssière, the “queen of Saint-Tropez nights” who ran the club for 30 years, has a lot to do with the success. After all, she elegantly hosted the leading celebrities of the last 50 years, including Brigitte Bardot (who celebrated her wedding with Gunter Sachs at the club), Eddie Barclay (“king of the microgroove”, who enjoyed the exclusive privilege of having his own private space named after him), Jack Nicholson, Cher, Rod Stewart, Gloria Gaynor, Elton John, Grace Jones and Bono. The late Jean de Colmont, who passed away last year, and Junior Deschene, the hotel’s current general manager, put their talents to continuing Veyssière’s legacy, cultivating the excellent service and the ultra-selective ambiance befitting such an establishment. Accompanied by his friend and renowned resident DJ since 1991, Jack E., Deschene has had some extraordinary experiences. The wild parties with the French football team after their World Cup victory in 1998, closing the bar at dawn with actor Bruce Willis (a regular who generously bought all the waiters a drink), the discrete Denzel Washington sporting a baseball cap in the queue, the Queen of Sweden boogying in the VIP area to the sound of Dancing Queen, written in her honour by the band Abba, and of course the unforgettable evening in August 2007, when Tom Cruise, Katie Holmes and their 12 body guards were refused entry for security reasons. It was all over the news and the celebrity magazines the next day!

Some 50 years later, and the mythical aura is more present than ever at the legendary club, which is revealing its renovated interior this spring before the exceptional anniversary party on May 27, and the Summer Party on 19 July.

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