DOUCES MORSURES ARTISTIQUES À LA GALERIE PAUL JANSSEN

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Tandis que leurs fréquences de découvreurs de talents et de repéreurs de toiles de grands maîtres éparpillées à travers la planète, se règlent tout au long de l’année sur les réseaux du marché de l’art, Sandy et Paul Janssen ont à cœur d’être les porte-voix d’œuvres contemporaines pétries de messages dont le substrat nourrit amateurs et collectionneurs internationaux.

LES PLUS BELLES POSTURES DES CoBrA
Une fois n’est pas coutume, le couple belge met à l’honneur dans sa galerie tropézienne un mouvement dont Paul Janssen par goût et recherches personnelles est l’un des spécialistes : CoBrA. Ce nom qui pique la curiosité est l’acronyme de « Copenhague, Bruxelles, Amsterdam », références aux villes de résidence de la plupart des membres fondateurs. Initié toutefois à Paris, le mouvement dont les origines remontent à l’après-guerre n’aura besoin que d’une poignée d’année – de 1948 à 1951 – , pour infuser durablement l’univers artistique mondial. Un panel choisi de ces artistes qui revendiquaient un retour à des formes de créations originelles, voire primitives, c’est à dire moins contaminées par les normes et les conventions, comme l’art naïf ou enfantin, est à retrouver cet été.

ALECHINSKY, LE DERNIER DES CoBrA
Exégète de CoBrA Paul Janssen peut s’enorgueillir de voir certaines de ses découvertes issues de collections privées devenir muséales. En voici une qui en a parfaitement l’étoffe. Coup de vent sur La Crau, chef d’œuvre grand format signé du dernier « CoBrA » vivant, Pierre Alechinsky. L’illustre Belge de 89 ans, désormais Parisien, est également un grand amoureux du Var comme en témoigne le titre de sa toile. Il se dit d’ailleurs que les fers de lance du mouvement se réunissaient jadis dans une villa de Grimaud. Non loin de la Galerie Paul Janssen du centre ancien… Encore une fois quelques ondes porteuses ont eu leur petit effet ! Plusieurs autres œuvres de celui qui intégra le mouvement CoBrA en 1949, sont visibles à Saint-Tropez, comme par exemple un surprenant livre-céramique.

PARIS AUSSI RÉPOND À APPEL
Elles côtoient celles d’un proche d’Alechinsky, feu Karel Appel dont la galerie Paul Janssen présente, entre autres, 4 Têtes, huile sur toile des années 50. La quintessence du style d’Appel, dessinée d’un trait nerveux et enfantin, avec des figures aux couleurs vives, franches, peu travaillées, pratiquement sorties du tube, avec une pâte épaisse, qui affirment une violence expressionniste. Passé à la postérité, le maître néerlandais disparu en 2006, est consacré par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris qui présente jusqu’au 20 août une exposition retraçant l’ensemble de sa carrière, des années CoBrA à sa mort.

TOM MARTIN OFFRE UN ROSE BLANCHE… ET LA PULVÉRISE !
La galerie grimaudoise, se branche quant à elle sur le courant Hyperréaliste cette saison. Autre mouvement et autres têtes d’affiche donc, avec pour chef de file le Londonien Tom Martin. Ce jeune trentenaire à l’allure athlétique qui réussit déjà la performance de s’imposer dans les musées, fait courir le marché de l’art international avec ses acryliques vernis sur bois ou panneau composite aluminium qui s’appliquent à reproduire le réel tout en irradiant d’ondes contestataires l’influence de l’argent sur nos vies.

PLONGÉE DANS AQUARIUS
Au générique de grandes collections privées, la Belge Christiane Vleugels qui s’est donnée pour spécialité de placer le corps au centre de l’arène artistique, s’illustre notamment avec « Aquarius ». Un grand format où un sensuelle modèle semble comme happée par sa robe de soie aux allures de bassin circulaire. Chez Vleugels, une dramaturgie étudiée joue sur les expressions, sillons et autres nervures d’un visage, d’une musculature ou d’une parure, pour mettre en valeur la cartographie des courbes humaines.

TENTATIONS FRUITÉES
Autre nouveauté hyperréaliste, la « Joy Jar », amoncellement de pommes vertes dans un récipient de verre signée Ria de Henau, dont on imagine Eve se délecter. Cette huile sur toile aux lignes pures qui respire la zen attitude s’ajoute aux piment, grappe de groseilles, bol de mûres, glace, tarte, jonquille… Autres sujets de cette talentueuse autre Belge qui transfigure le quotidien et l’isole sur fond blanc pour déployer une œuvre protéiforme.

L’ASCENSION CONTINUE D’ISABELLE SCHELTJENS
Impossible de terminer cet inventaire, ode aux couleurs, sans un nouveau coup de projecteur sur Isabelle Scheltjens. Les tableaux-mosaïques grands formats de la nouvelle coqueluche internationale découverte par la Galerie Paul Janssen n’en finissent plus de conquérir le monde. Si ses visages de pin-ups constitués de pixels vitrifiés finement découpés et superposés font de l’œil à New York cet été, c’est bel et bien dans la presqu’île qu’ils vous charmeront aussi sûrement que le joueur de flûte enturbanné face au talentueux… CoBrA.

Sandy and Paul Janssen are passionate about their roles as standard-bearers for contemporary artwork steeped in messages, whose essence is highly sought-after by enthusiasts and international collectors alike. This summer, the Belgian couple will be using their Saint-Tropez gallery to showcase a movement of which Paul Janssen is a specialist, driven by his personal tastes and extensive research. Visitors will be able to discover CoBrA, an acronym of “Copenhagen, Brussels, Amsterdam,” in reference to the native cities of most of the movement’s founding members. A number of Paul Janssen’s finds have been sourced from private collections that have become museum features. One such masterpiece is Coup de vent sur La Crau, a large-scale painting from the last living member of CoBrA, Pierre Alechinsky. Other of his works are presented alongside a close, late friend, Karel Appel, whose pieces presented by the Galerie Paul Janssen include Four Heads, an oil painting on canvas from the 1950s. The quintessence of Appel’s style, drawn with nervous, child-like strokes, is palpable. Focusing on another trend, the duo’s gallery in Grimaud will be looking at the Hyperrealism movement this season, underpinned by works from one of the genre’s leaders, London-based artist Tom Martin. The athletic 30-something has the international art market on its toes with his acrylic paintings on wood and aluminium panels, which reproduce scenes from reality while shining a light on the influence of money on our lives. Belgian artist Christiane Vleugels is another figure in the movement whose work is featured in leading private collections, and her exhibits at the gallery include the renowned Aquarius – a large-scale work presenting a sensual model seized by her silk dress as if in a pool of water. Another hyperrealist novelty is Joy Jar – a painting by fellow Belgian artist Ria de Henau – presenting a collection of apples in a glass receptacle, reminiscent of so much forbidden fruit. And this magnificent, colourful inventory would not be complete without a look at Isabelle Scheltjens. The large-scale mosaic-paintings from the new darling of the international art scene originally discovered by the Galerie Paul Janssen continue to win over visitors and collectors all over the world.

3 GALERIES
• 9 & 10 place de l’Ormeau, 83990 SAINT-TROPEZ
• 1, place de L’Église, 83310 GRIMAUD
Tél. +33 6 82 42 88 34
paul@galeriepj.com
www.galeriepj.com

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