BEL AIR FINE ART

Mise en page 1

UN TINTIN ARTY OUVRE LA SAISON

Avec leur espace traversant de 450 m2, François et Grégory Chabanian donnent le tempo de l’art renversant. Une fois encore cette saison, Bel-Air Fine Art, à la fois unique et multiple dans ses répliques mondiales (seize galeries en tout), surprendra les adeptes d’artistes à vision novatrice, montrera des œuvres à carrure muséale et s’attachera les talents de coqueluches des foires internationales qui font frétiller le marché tout autant que les collectionneurs.

 

TINTIN SE RECASE
Dans son ultime album, Tintin et l’Alph-Art, le célèbre reporter à houppette enquêtait dans une galerie. Le voici désormais à trôner sur un socle dans l’une d’entre elle, à Saint-Tropez. Une vision signée Peppone. Non pas un descendant de l’adversaire invétéré de Don Camillo, mais un quadragénaire Aixois qui a trouvé dans le personnage d’Hergé un « pilier de son équilibre ». Ses premiers exemplaires de Tintin lui viennent en effet de son père, à la mort de ce dernier. Depuis, il s’alimente auprès des particuliers ou bouquinistes pour imager ses sculptures en résine et fibre de verre. Ses cases découpées dans d’authentiques albums, marouflées sur des bustes aux poses étudiées, écrivent les nouvelles aventures du héros belge intrépide qui n’a pas pris une ride.

LUXURY STONES
Non pas venu du pays du Lotus Bleu mais de Corée du Sud, l’artiste Mun-Gi Yang travaille pour sa part les fines courbes de roches polies par les torrents de son village pour les façonner en forme de… sacs ! Lissées et gravées comme un bijou, elles se transforment en objet de construction identitaire tout autant que le sont les sacs à main griffés, symboles de luxe et d’appartenance sociale. Voici d’ailleurs les logos des plus grandes marques (Vuitton, Chanel, Gucci…) reproduits comme symboles de civilisation tout autant que le furent les peintures rupestres de la préhistoire, également gravées sur certaines pièces de sa série Luxury Stones.

LE NÉO POST-POP QUI EMBALLE
Paul Rousso, lui, ne se frotte qu’à un seul support. L’Américain chauffe des plaques de résine acrylique qu’il va ensuite modeler en leur donnant la forme version XXL d’un symbole d’une pop culture qui l’obsède depuis bientôt un demi-siècle. Que ce soit un billet de 100 dollars fripé, les pages agglutinées d’un comics Marvel, d’un New York Times ou un paquet diffracté de Kellogg’s. Exposé aussi bien dans les musées que dans les plus grandes foires internationales, Rousso fuit la platitude au profit d’un relief chaotique,mais non dénué de rythme, qui ravive comme un grand flash notre nostalgie des emballages ou revues rétro.

THIS SEASON AT BEL-AIR FINE ART

Within a 450-meter-square space, François and Grégory Chabanian set the tempo of a stunning art.

One example is a Tintin bust standing on a pedestal, by Peppone. The artist collects old Tintin comics from individuals and booksellers to decorate his resin and fibreglass sculptures. He clips frames out of authentic albums to pin them on busts representing the Belgian hero in postures inspiring new adventures.

Mun-Gi Yang is not a Tintin character from The Blue Lotus, but an artist from South Korea. In his art work, he exploits the curved lines of stones polished by the river of his hometown to transform them into… luxury handbags! Smoothed and engraved like jewels, they display the logo of the most famous fashion brands of the world, such as Louis Vuitton, Chanel and Gucci. His Luxury Stones series stands as icons of our civilisation.

The American Paul Rousso has been obsessed with pop culture symbols for almost 50 years. The artist reproduces them on giant acrylic resin sheets which he then heats to form them. His creations include for example a crumpled $100 bill, a creased page of Marvel comics and of The New York Times, as well as a squashed Kellogg’s box.

BEL-AIR FINE ART
Ouvert tous les jours / Open everyday – De 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h 30
34, bd Louis Blanc & 13, rue Joseph Quaranta – Tel. 04 94 43 71 43 – saint-tropez@belairfineart.com

No Comments Yet

Comments are closed