JOHNNY « LE TROPÉZIEN » ENTRE AU MUSÉE

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Cet été, rendez-vous avec un « Johnny intime » au Musée de la Gendarmerie et du Cinéma. Cette exposition qui va durer un an, décline l’idole autour de trois grandes thématiques locales : Lorada, fiesta et vie en « motorama ». Virée dans le sillage d’une odyssée tropézienne qui s’étendit des 60’s aux années 2000.

« J’AURAIS MA VILLA À SAINT-TROPEZ ! »
«Moi aussi un jour j’aurai ma villa à Saint-Tropez ! », jurait Johnny Hallyday lors d’une date varoise de sa première tournée d’été. Nous sommes au début des sixties. Après le squat chez les amis Eddie Barclay et Eddy Mitchell, le rêve sortira de terre en 1989 sous la forme d’une hacienda mexicaine : La Lorada. Y ont défilé Aznavour, Belmondo, Goldman ou le rockeur Bryan Adams. Dans la foulée, Johnny ouvrira même une boutique Hallyday , Résidence du Port. Le début d’une odyssée romantico-destroy sur fond de Méditerranée. Aubaine pour presse people débridée plus intéressée par ses frasques que par ses phrases…

PÈLERINAGE ROCK’N’ROLL
Lassé et certainement aussi sous l’impulsion de Laeticia, Johnny quittera pourtant son Graceland ramatuellois fin 1996, optant pour les virées aquatiques sur yachts turbocompressés. Éternel « bohémien du rock » – comme il se définissait lui-même – Johnny a toujours eu la bougeotte. Mais toujours, il reviendra à Saint-Tropez. Ce que confirme la grande exposition au Musée de la Gendarmerie et du Cinéma qui lui ouvre grand son rez-de-chaussée jusqu’en juin 2020 ! Une aubaine. Car quitte à faire un pèlerinage rock’n’roll, Saint-Tropez sera toujours plus accessible que Saint-Barth !

PÉRIODE SACRÉE EXCÈS/HARLEY
Au village, le tempérament tout feu tout flamme de l’idole n’a pas fait fondre que l’asphalte écrabouillé en Harley. Dans l’enceinte du musée, la Softail Heritage Laura’s Eyes acheté en 1990 – qui doit son bleu aux yeux de sa fille Laura – côtoie la maquette mise sous cloche du Wild Eagle, Cigarette profilée jadis vendue par Sportmer. A proximité, des clichés avec Adeline. Fille de son vieil ami Long Chris, épousée à Ramatuelle, l’ex héroïne de Sous le soleil sera la dernière à faire partie intégrante du décor tropézien. Nous sommes en juillet 1990, le chanteur revient d’un périple à moto à travers les U.S., achève son nid de la Lorada, fraie avec les bikers locaux, enchaîne les séances de muscu, défend le très remuant album Cadillac, prépare, tout biscottos rutilants, Bercy… Pour les 600 invités, la démesure des épousailles sera à la hauteur de l’événement. Les choses commencent originalement. Chaque privilégié reçoit en guise de carton d’invitation un 45 tours inédit et hors commerce, comprenant les chansons « Adeline » et « Que je t’aime ».

LES FASTES DU MARIAGE RAMATUELLOIS
Le jour J, la presqu’île est une ruche en fusion. Les fans attendent entassés aux abords de l’hôtel de ville ramatuellois. Johnny jaillit d’une Porsche rouge, pantalon et mocassins blancs, veste bleu azur. Ovation. Elle se prolongera tout le long de la parade ouverte par des Harley jusqu’à Saint-Tropez, tandis que le couple salue à bord d’une Rolls blanche parée de guirlandes de roses. Le Château de la Messardière sert de cadre aux réjouissances nocturnes. Seule ombre au tableau, David et Laura ne sont pas là…

AUTANT EN EMPORTE LE VENT À LA MESSARDIÈRE
Tapis rouge, calèche fleurie, projecteurs, fumée, lasers… Le palace tropézien devient la scène d’un opéra-rock, façon Autant en emporte le vent, que le couple ouvre en dansant… une valse ! Là encore, les visiteurs du musée tropézien trouveront quantité de souvenirs de la journée à commencer par le menu original et le carton d’invitation destiné à Henri Guérin. Parmi les tout premiers visiteurs, « ému par tous les souvenirs ravivés», l’ex-patron de l’Octave est également présent en photo au guidon du Trike, engin hybride à trois roues, offert par Johnny dans les années 80 à son ami Tropézien.  Les prémices de la période sacrée Lorada/U.S.A couplée aux excès Harley/Saint-Tropez. Elle débouchera sur le noir été 1992… Chanteur abandonné en rupture avec Adeline, Johnny finit la tête la première dans les eaux du vieux port tropézien. Il faudra Bercy, six semaines plus tard, pour que la tignasse blonde émerge de son tourbillon suicidaire.

1995, RETOUR DE PUNCH
Entre 1995 et 1998, en quête d’une nouvelle image, Johnny renaît. A 52 ans, il se met même à l’eau et aux abdos sur les conseils de son « kiné-coach » tropézien Laurent Petit. « Le lendemain de notre rencontre, j’ai attaqué avec deux séances par jour dans sa salle suréquipée de 100 m2. C’était un super-élève. A cette époque, il cumulait 500 abdos par jour et était tout simplement dans l’une des meilleures formes de sa vie ! », témoigne le sportif à qui Johnny offrit sa paire de gants de boxe bleue, visible au détour de l’exposition tropézienne.

LE MOT DE B.B.
« Que je t’aime, t’aime, t’aime ! Si tu savais tout le bien que tu as fait…», conclut B.B. dans un petit mot manuscrit affiché en fin de parcours du musée et daté de cette année. Juste au dessus d’une silhouette (quasi) grandeur nature du chanteur qui ne sera jamais abandonné. Il suffit de voir le nombre de touristes qui défilent depuis la fin mai pour prendre la pose à ses côtés.

Exhibition Johnny Hallyday in Saint-Tropez

This summer, the Musée de la Gendarmerie et du Cinéma (museum of the Gendarmerie and cinema) hosts an exhibition in honour of French rock star Johnny Hallyday. For one year, visitors are invited to discover the ‘French Elvis’ around three major local themes: Lorada, fiesta and Harley. Embark with Johnny on his Saint-Tropez odyssey that stretched from the 60s to the 2000s!

‘Me too, one day, I will have my villa in Saint-Tropez!’ swore Johnny during his first summer tour. That was then at the beginning of the 60s. He finally made his dream come true in 1989 with the construction of a Mexican hacienda called La Lorada, in Ramatuelle. French famous musicians such as Charles Aznavour and Jean-Jacques Goldman, as well as French actor Jean-Paul Belmondo and Canadian rock star Bryan Adams have come to visit Johnny there. It marked the beginning of a destructive romantic relationship with the Mediterranean village. It was a boon for the insatiable tabloid press, which was more interested in the star’s misbehaviour than in his words.

In the quest of new adventures, Johnny has finally left his ‘Graceland’ in late 1996 in favour of sailing trips on turbocharged yachts. As an eternal ‘gypsy rocker’, as he called himself, Johnny was always on the move. However, he would always come back to Saint-Tropez.

The rock star is back once again with the new exhibition hold on the spacious ground floor of the museum of the Gendarmerie and cinema. It will stay open to visitors until June 2020. It is a great opportunity for all fans to make a rock’n’roll pilgrimage to Saint-Tropez, a more accessible destination than St. Barths Island, where Johnny was laid to rest eternally.

The rock star did not go unnoticed in Saint-Tropez, not only because of his passionate temperament, but also because of his sensational rides. He would melt the asphalt with his Harley Davidson Softail Heritage, now exposed at the museum. He bought it in 1990 and named it Laura’s Eyes after the blue eyes of his daughter Laura.

The exhibition also includes a scale model displayed in a glass case of the Cigarette Wild Eagle profiled boat that Johnny bought from Sportmer. The exhibition covers the memories of the sacred period of the rock star in La Lorada and the USA, as well as his misadventures in Harley and Saint-Tropez. Feeling abandoned and depressed from a romantic break-up, Johnny threw himself into all kinds of excesses, which led him, during that dark summer of 1992, to fall in the water of the old port. Fortunately, he was saved by a friend.

Johnny was finally reborn after working on creating his new image between 1995 and 1998. Following the advice of his Saint-Tropez ‘physiotherapist’, Laurent Petit, he even stopped drinking and started abs workout at age 52. ‘The day after our meeting, I started with two workout sessions a day in his over-equipped, 100-metre-square gym. He was an excellent student. At that time, he did 500 abs per day and was just in one of the best shapes of his life!’, remembers Laurent Petit. The pair of blue boxing gloves that Johnny offered him are now exposed at the exhibition.

‘How much I love you, love you, love you! If you knew all the good that you did…’. Those are some of the words that Brigitte Bardot wrote to him this year in a note exposed at the end of the exhibition. It is displayed just above an almost real-size statue of Johnny, which will never be abandoned. One just has to look at the number of tourists who have been coming ever since the end of May to pose next to him!

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